Neuropsychologue | Liège

 

 La neuropsychologie

 


 

Vous avez déjà certainement entendu les termes "psychologue", "psychiatre" ou "psychothérapeute"; mais vous ne savez peut-être pas la différence entre chaques (et ca serait bien normale), et voilà que nous vous rajoutons "neuropsychologue". Qu'est-ce donc cela ? 

Il faut savoir qu'il existe plusieurs termes désignant des professions vous proposant de discuter de vos problèmes pour tenter d'y remédier. En plus de "psychologue", de "psychiatre" ou de "psychothérapeute", nous pouvons trouver : "coach", "hypnotiseur", "psychanaliste", "systémicien", "cognitiviste",... et j'en passe (coiffeur et barman répondent finalement aussi à cette succinte définition). Pour faire très simple, les différences sont : 1) l'angle théorique par lequel le thérapeute va aborder votre problème et la démarche thérapeutique; 2) les éléments pris en compte.

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La neuropsychologie est une discipline scientifique issue des neurosciences qui étudie les relations entre les structures cérébrales, les fonctions qu'elles sous-tendent et les comportements résultants de ces compétences fonctionnelles. unnamed

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L’idée de base est que la globalité des fonctions cognitives, et donc des comportements qui en découlent (langage, capacités attentionnelles, mémoire, conscience, émotions, etc.), peuvent être associée aux structures de notre cerveau (zones ou circuits neuronaux).

Les fonctions cognitives :  

  • la pensée (p. ex., raisonnement intellectuel verbal et non-verbal, abstraction, capacité analytique, synthèse, conceptualisation) ;
  • la mémoire à long-terme et à court-terme;
  • l’attention / la concentration;
  • le langage (incluant la parole, la lecture et l’écriture) ;
  • la gestion de l’information (p. ex., planification, organisation, vitesse de traitement);
  • la perception ;
  • la motricité;
  • les fonctions exécutives (inhibition, flexibilité, Etc.);Parents neuro 4
  • orientation dans le temps et dans l''espace;
  • Etc.

Lorsqu'un comportement est décrit comme handicapant, le neuropsychologue tente d'y ratacher la fonction défaillante responsable, et éventuellement, les aires cérébrales, dans le but d'y remédier ou de pallier aux difficultés. 

Il le fait notamment au moyen de questionnements approfondis auprès du patient et de ses proches, d'épreuves standardisées et d'observations cliniques des comportements.

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L'anamnèse 

L'anamnèse consiste à questionner le patient et son entourage (famille, intervenant scolaires, ...) afiin 1) d'obtenir les motifs et les objectifs de l'entrevue, 2) d'obtenir une description détaillée, par le regard expert du patient sur lui-même, par le regard expert de parent, par le regard expert de l'instituteur,... des éléments décrivants les comportements préservés et altérés du patient et/ou les forces et faiblesses du patient. 

"C'est le patient qui se connait le mieux"

"C'est vous, en tant que parent ou enseignant,qui pouvez décrire au mieux les manifestations des comportements au quotidien." 

 

Les observations et les tests standardisés

Le neuropsychologue a également à sa disposition des batteries de tests standardisés destinées à confronter le patient à une panoplie de tâches faisant appel à telles ou telles fonctions cérébrales; dans le but de discriminer la ou les fonctions défaillantes, en cherchant et comparant les facteurs communs entre les épreuves réussies ou échouées. 

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La conclusion et les pistes de remédiation

Au terme du bilan, le neuropsychologue formule une conclusion (diagnostic neuropsychologique, hypothèse, absence de trouble, les besoins d'autres bilans auprès d'un médecin, d'un orthophoniste,... etc.) et des pistes thérapeutiques (un accompagnement de remise à niveau lorsque cela est possible ou des pistes d'aménagements qui faciliteront la vie du patient : aides mémoires; classe spécialisée, service d’accompagnement en classe, soutien en orthopédagogie/ orthophonie/ ergothérapie, adaptation pédagogique, remédiation cognitive, astuces comportementales, etc..). 

 

 

Et les autres disciplines ? 

Comme nous l'avons dit, les différences entre les disciplines sont: 1) l'angle théorique par lequel le thérapeute va aborder votre problème et la démarche thérapeutique, 2) les éléments pris en compte. Les disciplines sont donc souvent complémentaires afin de tenter de décrire la dynamique humaine dans sa globale complexité. Certaines d'entres elles se sont également révélées plus pertinentes pour telle ou telle situation. A l'écoute de votre demande, nous vous réorienterons donc vers celles-ci et/ou nous vous inviterons à réaliser un bilan auprès de plusieurs intervenants (bilan multidisciplinaire). L'idée est de rassembler différentes observations pour avoir une représentation la plus exacte et la plus globale possible du patient; dans le but de le voir dans sa singularité propre, de réaliser un meilleur diagnostic, et de lui proposer une démarche thérapeutique personnalisée et adéquate à ses difficultés. 

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Spécialisé en neuropsychologie pour enfants et adolescents, mes consultations neuropsychologiques s'adressent aux enfants (à partir de 4 ans) et aux adolescents (jusque 17 ans). 

 

 Quel est l'enfant concerné par une évaluation neuropsychologique?

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  • l'enfant qui rencontre des difficultés dans ses activités quotidiennes et/ou scolaires (difficultés pour apprendre; difficultés pour lire; difficultés pour écrire; difficultés pour parler; difficultés d''attention; difficultés pour compter, dénombrer; problème de comportement; difficultés pour coordonner ses mouvements; problèmes d''hyperactivité, impulsivité; etc.) ; 
  • celui pour lequel on suspecte une précocité intellectuelle (enfant à haut potentiel) ou un retard de développement; 
  • celui concerné par un problème neurologique acquis (traumatisme crânien, épilepsie, tumeur cérébrale, accident vasculaire, anoxie cérébrale, méningite…) ou une maladie génétique.

 

 

 

A quoi sert un bilan neuropsychologique ? 

 

   Déterminer la cause de certaines dysfonctions.

   Poser un diagnostic neuropsychologique.

   Dépister les problèmes tôt afin de pouvoir non seulement traiter et intervenir, mais aussi prévenir une détérioration.

   Vérifier les effets d’une médication et suivre l’évolution, à la suite d’un diagnostic médical ou d'un traitement.

 

L'un des points cruciaux en matière de troubles cognitifs du développement est le diagnostic précis des fonctions cognitives qui sont touchées.

Dans la dyslexie, par exemple, il y a les activités de lecture et l''orthographe. Mais il y a aussi, à des degrés divers selon les cas, les fonctions attentionnelles, les aptitudes phonologiques et métaphonologiques (manipulation des sons du langage), les aptitudes visuo-spatiales, praxiques, graphiques, etc., en bref, toute une constellation de perturbations fonctionnelles qui peuvent intervenir sur les activités de lecture. Identifier ces déficits, c''est permettre la mise en oeuvre d''une aide qui tiendra compte de ces aspects et c'est la mission du neuropsychologue.

D'une manière générale, avant la mise en place de tout traitement, quel qu'il soit, il est fondamental d'avoir, à côté du bilan orthophonique, un bilan neuropsychologique très précis et multi-dimensionnel pour éclaircir et situer le niveau des perturbations. La prise en charge rééducative qui en résulte concerne ensuite l''orthophoniste, le neuropsychologue, le psychomotricien, le pédopsychiatre, etc. en fonction des indications.

 

L'intérêt de l'approche neuropsychologique trouve également toute sa pertinence pour plusieurs raisons : 

  • permet de spécifier la nature des difficultés (déterminer la part des facteurs neurologiques et des facteurs psychologiques), mais également de dégager les processus préservés afin d''orienter les interventions rééducatives;
  • apporte un nouvel éclairage visant à préciser, confirmer un diagnostic ou tenter d’établir un diagnostic différentiel (dans le cadre d''une dyslexie, d'une dysphasie, d''une dyspraxie, d''une dysorthographie, de troubles visuo-spatiaux, d'une précocité intellectuelle, d'un retard de développement, ou d'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité, par exemple);
  •  permet de comprendre les réactions de l'enfant, d''identifier la nature ou la cause de ses difficultés à l'école, à la maison ou en société;
  • explique les conséquences des difficultés, dans les apprentissages et la vie quotidienne ;
  • permet de spécifier les prises en charge rééducatives nécessaires;
  • donne des outils et des ressources pour aider l'enfant, et les parents;
  • permette de développer une stratégie pour améliorer ou surmonter le trouble, d'orienter de façon appropriée les approches pédagogiques;
  • sert à établir un plan d''intervention adapté aux besoins et à la spécificité de l''enfant;
  • sert à guider les enseignants, les thérapeutes, et autres intervenants pour mieux aider l'enfant à atteindre son potentiel;
  • permet d'orienter, si nécessaire, vers d'autres spécialistes;
  • permet de vérifier les bienfaits d'une médication;
  •  permet de suivre l''évolution de l''enfant, suite à un diagnostic médical ou à un traitement;
  • contribue à la mesure de l’impact d’un traitement : l’évaluation neuropsychologique peut s’effectuer dans un premier temps avant le traitement (chirurgie, médication, rééducation cognitive, etc) puis après le traitement afin de vérifier ses répercussions sur le fonctionnement cognitif de l’individu;
  • apporte espoir et confiance en soi à l''enfant;
  • et améliore les relations, au sein de la famille, avec les amis, à l'école.

 

Différents cas de figure:

Premier cas, le neuropédiatre met en évidence une épilepsie, une infirmité motrice cérébrale, une hyperactivité franche ou d’autres syndromes neuropédiatriques. À ce moment, il peut être intéressant de réaliser un bilan neuropsychologique pour savoir s’il existe ou non des difficultés cognitives liées à la pathologie découverte. Et ce afin d’aider au mieux l’enfant à se développer en étant conscient de ses limites et de ses forces.

Deuxième cas, l’enfant ou l’adolescent a des difficultés plus ou moins importantes à l’école mais la cause n’est pas évidente. Le neuropédiatre n’a rien mis en évidence. Dans ce cas, il est intéressant de réaliser un bilan afin de s’assurer du bon fonctionnement de l’ensemble des fonctions d’apprentissage et d’éliminer la possibilité d’un trouble cognitif isolé existant sans atteinte cérébrale objectivée.

Troisième cas, l’enfant ou l’adolescent est en échec scolaire, il a mauvaise réputation auprès des professeurs. Il ne parvient pas à rester concentré, ne travaille pas ses cours ou ne sait pas comment s’y prendre. Dans ce cas, le bilan peut être réalisé afin d’écarter toute possibilité de difficulté cognitive (trouble attentionnel,…)

 

Pouvez-vous demander une évaluation ?

Souvent, les enfants sont référés par un médecin, un enseignant, un psychologue scolaire, ou un autre professionnel en raison d’une ou plusieurs difficultés d’apprentissage ou de comportement...

Comme parent, vous pouvez vous aussi, sans référence, prendre rendez-vous pour faire évaluer votre enfant si vous êtes inquiets.

 

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